lundi , 25 septembre 2017
Accueil / ACTU / États-Unis : condamnés à “désaboyer” et “dévocaliser” leurs chiens

États-Unis : condamnés à “désaboyer” et “dévocaliser” leurs chiens

Un tribunal de l’Oregon a obligé les propriétaires de chiens à faire couper les cordes vocales de leurs animaux qui aboient trop fort et exaspèrent les voisins.

Préférez-vous votre chien ou votre voisin ? Cette question illustre bien les tensions de voisinage aux États-Unis, alimentés par les chiens des uns et des autres qui aboient trop fort. L’histoire du jour nous emmène dans l’Oregon, un état de la côte Pacifique, au nord de la Californie. Mercredi 30 août, une cour d’appel a confirmé qu’un couple doit “désaboyer” et “dévocaliser” ses animauxIl s’agit d’une procédure chirurgicale, très contestée par de nombreux vétérinaires outre-Atlantique, et même interdite dans plusieurs États.

Il est pourtant tentant de caresser et de jouer avec ces Mastiff tibétains et des Pyrénées, de gros chiens avec beaucoup de poils, comme des énormes peluches. Mais les époux qui habitent à côté racontent que les chiens hurlent tous ensemble, parfois dès 5 heures du matin, et encore plus forts quand leurs maîtres ne sont pas là. Pour eux, c’est pénible. Ils sont réveillés par les chiens tous les matins. Ils doivent mettre le volume de la télévision au plus fort pour regarder une émission. À les entendre, leurs enfants ne veulent pas jouer dehors, et leurs amis refusent de venir leur rendre visite. Ils ont convaincu la cour en enregistrant ce qu’ils entendent chez eux tous les jours.

Ils ne sont pas les seuls à se plaindre. Cela fait longtemps que ça dure, puisque la première procédure judiciaire à 2002, quand les propriétaires ont commencé à élever ces Mastiffs. Ils en ont au moins six aujourd’hui. Eux disent que leurs chiens protègent ses troupeaux. C’est l’argument qu’avance le couple de propriétaire : ils estiment que ce ne sont pas des animaux de compagnie, puisque leurs chiens sont indispensables à leur ferme. Le maître a même dit au journal local qu’ils sont ses “employés”.

Sauf que les juges ont conclu qu’il ne s’agissait pas d’une ferme, mais d’un terrain d’un hectare, avec quelques moutons, quelques chèvres, quelques poules, tout au plus. Donc les chiens sont considérés comme des animaux de compagnie, et se doivent de respecter la tranquillité de leurs voisins.

Source: RTL

Écrit par Helene

wavatar
Par amour des animaux, pour les animaux.

Regardez également

Deux hommes affamés tuent un chien errant pour le manger

La crise alimentaire a atteint un point critique au Venezuela.  Deux tiers des familles du pays …

Un commentaire

  1. Pourquoi ne pas leur mettre un collier anti aboiement