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Clichy-sous-Bois, dimanche 25 février. La chienne a été retrouvée morte dans un sac-poubelle. © LP

Clichy-sous-Bois : une chienne tuée et jetée au fond de l’étang

L’animal aurait été roué de coups avant d’être étouffé avec un sac plastique. Selon les premières constatations, elle aurait été une « chienne de reproduction ».

Découverte macabre ce dimanche à l’étang de Sévigné de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Une chienne, de type Staff, âgée de 3 ou 4 ans a été retrouvée morte, enfermée dans un sac-poubelle au fond de l’étang. Elle aurait été rouée de coups puis étouffée à l’aide d’un sac plastique. Deux associations de protection animale, « Les sales gosses » et l’« association Stéphane Lamart » ont porté plainte contre X pour « acte de cruauté ». « Je ne sais pas quelle jouissance cela peut procurer aux auteurs… C’est écœurant mais malheureusement banal », souffle Arnaud Sabbri, fondateur de l’association « Les sales gosses ». Un appel à témoins a été lancé sur les réseaux sociaux pour retrouver le ou les auteurs. Des images de vidéosurveillance sont en cours d’analyse.




Sylvie, bénévole de l’association, était présente au moment de l’extraction du corps de l’animal. Comme tous les matins, elle promenait, ce dimanche, ses trois chiens autour de l’étang. « D’habitude, c’est un endroit très calme. Et là, je vois des policiers au bord de l’eau », raconte-t-elle. Avec une « grande épuisette », les agents ressortent un sac-poubelle, lesté, au fond de l’étang. « Au début, ils pensaient que c’était un bébé, relate Sylvie. Et puis ils ont remarqué qu’une queue dépassait… »

Une chienne de reproduction

Ils ouvrent le sac-poubelle et découvrent le cadavre de la chienne. « Elle avait un sac plastique sur la tête, des marques de coups sur les yeux, le museau, la bouche… Il y avait une odeur insupportable », se souvient Sylvie. La secrétaire va chercher son lecteur de puce pour identifier l’animal. « Évidemment, elle n’en avait pas », souffle-t-elle. Au lendemain cette découverte macabre, Sylvie « n’arrive toujours pas à comprendre ». « J’ai pleuré toute l’après-midi, c’est ignoble. Qu’ils lui laissent au moins une chance. Là, ils ne voulaient pas qu’on la retrouve », se persuade Sylvie.

Non identifiée et avec ses « mamelles très gonflées », l’animal aurait été une « chienne de reproduction », selon les premières constatations. « Leurs propriétaires s’en servent pour réaliser des portées pendant trois ou quatre ans. Quand la chienne est moins performante, ils s’en débarrassent », explique Arnaud Sabbri. Les chiots, en moyenne dix par portée, sont ensuite revendus entre 600 € et 650 €. Au rythme de deux portées par an, les bénéfices sont énormes. « Ce genre d’élevage est illégal puisque la reproduction est interdite pour les chiens de catégorie 1, souligne Jérôme Cordier. Mais c’est très courant en Seine-Saint-Denis. »




Écrit par Petnews

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La rédaction de Pet News....

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